Guiyang 贵阳 La Chine modeste (2)

On dit de Guiyang que c’est la ville la plus pauvre de Chine, mais elle est aussi connue pour son vaste parc (426 hectares), le Qianling gongyuan (黔灵公园, qui tire son nom de la montagne située en son centre). Nous nous y rendons le dimanche, le jour où il y a le plus d’animation. De nombreux groupes de musiciens sont installés dans les allées, des groupes de spectateurs se forment autour d’eux, d’autres musiciens préfèrent l’intimité d’un coin ombragé, plus loin une scène a été improvisée pour faire de petits sketchs afin de sponsoriser un produit…On voit de tout, c’est très divertissant et très intéressant pour observer et écouter de la musique traditionnelle, des chants populaires, du théâtre comico-burlesque.

A gauche, une femme entonne un chant populaire, sur le son des er’hu (二胡) (à droite, assis). Chacun a apporté son petit thermos de thé (chacun agrémente son thé selon son goût: avec des chrysanthèmes séchées, des citrons séchés, de la camomille, et d’autres diverses plantes dont j’ignore encore le nom…). 

En voici la vidéo: 

Le théâtre comico-burlesque: 

Sur la vidéo suivante, une fanfare…Au début, vous pouvez entendre les claquements des fouetteurs de Guiyang, puis le chant des cuivres inspire un couple de danseurs, derrière lesquels on aperçoit deux joueurs de badminton…La vie suit son cours : un vieillard se repose sur sa canne, accompagné de son indispensable petit thermos de thé; sur le même banc, un homme a retroussé son T-shirt sous ses aisselles, comme le font beaucoup de chinois lorsqu’il fait chaud; plus loin, un homme s’est endormi sur le banc, à côté d’une équipe de joueurs de cartes…

Nous commençons l’ascension de la montagne Qianling. Sur notre chemin, nous découvrons cette magnifique Guanyin. C’est en fait la version chinoise du Bodhisattva Avalokiteshvara, qui incarne la compassion ultime. En chinois, il est nommé Guanyin (观音, 观 = guan = regarder, considérer, 音 = yin = le son, l’incantation) et il a été féminisé, devenant la déesse de la miséricorde. Cette déesse fait l’objet d’une grande dévotion en Chine.

Nous atteignons enfin un temple bouddhiste, le Hongfu si (弘福寺) lové dans un creux de la montagne…

Construit en 1667 (début de la dynastie Qing), c’est le plus large temple de bouddhisme zen de la province du Guizhou, c’est aussi un joyaux d’architecture…

Guanyin à nouveau, vue de dos.

Le mur aux 9 dragons, faisant face à l’entrée du temple. Les visiteurs se prêtent volontiers au jeu consistant à avancer les yeux fermés en tentant de toucher le ventre du jeune Buddha (au centre, en bas du mur). Dans la numérologie chinoise (une des  pratiques fondatrices de cette civilisation) le 9 est le chiffre de meilleure augure, le plus parfait… Le dragon est aussi à la base de la mythologie chinoise, c’est un totem clanique depuis au moins le néolithique…..Le tout associé au Buddha nous donne un aperçu de la force synchrétique de la civilsation chinoise qui  s’accomode de tout tant que l’augure est bonne.

Une petite pagode aux abords du temple, un homme y fait son qigong (气功, travail sur le souffle vital)…

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