Les montagnes de l’Ouest 西山

Petite sortie aux montagnes de l’ouest (西山,Xishan) qui, comme on eût pu s’en douter, se trouvent bien à l’ouest de Kunming.

Voilà le genre de paysage que l’on peut voir sur la route pour rejoindre Xi shan 西山 depuis le centre de Kunming.

Un bâtiment à l’entrée du parc Xishan, à peine sorti de l’emballage…

Vues sur Kunming, avec une « petite » couche de pollution nettement visible…On peut par ailleurs observer les montagnes qui entourent cette ville située à quelques 1890 mètres d’altitude, et le lac Dian (滇池 Dianchi). Dian (滇), c’est aussi l’autre nom que l’on donne à la province du Yunnan, car chaque province de Chine possède son nom abrégé.

Au sommet de la montagne, des petits pavillons en architecture typiquement chinoise ont été construits. Les montagnes de l’Ouest sont aussi peuplées de multiples temples.

De tous temps les chinois ont considéré que les montagnes étaient les domaines où résidaient les immortels et les créatures les plus fantastiques. C’est aussi dans les montagnes que la civilisation chinoise a bâti ses complexes religieux les plus remarquables.

Ainsi les habitants des villes chinoises modernes ont gardé ce besoin de se rendre souvent dans les montagnes, si ce n’est pour rendre visite aux immortels ou pour prier les dieux, c’est au moins pour échapper aux créatures monstrueuses que sont les pollutions atmosphériques ou sonores qui elles ont résolument élu domicile dans les villes.

Les graines de tournesol (葵花子 kuihuazi) ou de courges (瓜子 guazi) sont très prisées des chinois, ils en mangent à peu près partout (dans la rue, dans le train, dans le magasin en attendant le client…) et laissent derrière eux les vestiges éparpillés des graines brisées…Mais ce petit vendeur perché en haut de la montagne propose également du maïs, des chips, de la viande séchée sous cellophane agrémentée d’une sauce extra-pimentée, des sucettes et des sodas en tous genres. Ces vendeurs se retrouvent à chaque tournant du chemin menant au sommet de la montagne, et les chinois font l’ascension avec leur lourd sac de provisions sous le bras (les chinois aiment manger, c’est un fait plus qu’avéré). On retrouve la trace de ces petits encas : les buissons se couvrent de guirlandes d’emballages plastiques qui nous rappellent que le respect de l’environnement ne fait pas encore tout à fait partie de l’éducation chinoise…

Le Dianchi, maculé de quelques zones d’aquaculture et d’ombres de nuages…La couleur verte de l’eau est due au algues mais également à la pollution, puisque le lac reçoit une bonne partie des eaux usées de la ville. Meng Yan, habitante de Kunming, me racontait qu’étant petite elle se baignait dans le lac. Aujourd’hui elle a 24 ans et elle ne s’y baignerait pour rien au monde…

Une chinoise sur son roc

Après cette virée en pleine nature, nous nous retrouvons pris dans les embouteillages sur une 4 voies au milieu de nulle part. Nous optons pour une sortie de bus prématurée, ce qui nous oblige à marcher plusieurs centaines de mètres sur cette longue route comme on en trouve beaucoup dans les périphéries des villes chinoises. Nous traversons ainsi des paysages entre industries désaffectées et champs d’herbes folles…

Très probablement un chemin de fer construit par les français au début du XXe siècle.

Enfin, après avoir croisé quelques piments séchant au soleil, nous sommes parvenus à rejoindre la civilisation…

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