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Les vidéos sont en ligne: cliquez pour voir la Chine animée!

Videos are on line : click and you’ll see living China!

De retour en France, nous nous sommes attelés à la mise en ligne des vidéos que nous avons réalisées en Chine. Lorsque vous visionnerez ces vidéos, n’oubliez pas que nous ne sommes pas des professionnels et que nos appareils numériques ne le sont pas non plus, ce qui explique une qualité de son et de cadrage pas toujours satisfaisants…Veuillez nous en excuser, on tâchera de s’améliorer!

Back in France, we get down to putting on line the videos we took in China. When you will watch those videos, keep in mind that we are not professionals, neither are our cameras, which explains that the quality of sound and picture is not always satisfactory…Please forgive us, we will try to improve!

Vous trouverez donc des vidéos dans les articles suivants /You will find videos in the following articles:

– Chronique de Changsha /A column about Changsha 长沙: nous y avons filmé un peu de l’ambiance musicale et populaire qui règne sur les quais de la rivière… /we have filmed a bit of the musical and popular atmosphere which is prevails on the river’s banks…

Jishou 吉首: vous pourrez voir en action les danseuses qui se retrouvent chaque soir au parc (comme dans beaucoup de parcs de Chine d’ailleurs) /You will see women dancing who gather every night in the park (as in many parks of China)

Guiyang 贵阳 La Chine modeste (1): quelques fouetteurs matinaux n’ont pas échappé à notre caméra…/Some early riser whipping men haven’t escaped from our cameras…

Guiyang 贵阳 La Chine modeste (2): vous y retrouverez encore un peu d’ambiance musicale et populaire, comme on peut en voir dans l’effervescence d’un dimanche après-midi au parc de la ville /You will find again a bit of musical and popular atmosphere, this atmosphere you can see in the effervescence of the sunday afternoon in the town’s park.

La magie du Cuihu gongyuan 淬湖 公园: replongez-vous dans la magie de ce parc aux mille musiciens… /Plunge back into the magic of this thousand-and-one-musicians park…

Bon visionnage à tous et n’hésitez pas à nous faire partager vos impressions, vos surprises, vos indignations ou encore votre enthousiasme,

A très bientôt sur Impressinica…ou ailleurs!

Have a good time watching those films and feel free to share your impressions, your surprises, your indignations or your enthusiasm,

See you soon on Impressinica…or somewhere else!

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Les montagnes de l’Ouest 西山

Petite sortie aux montagnes de l’ouest (西山,Xishan) qui, comme on eût pu s’en douter, se trouvent bien à l’ouest de Kunming.

Voilà le genre de paysage que l’on peut voir sur la route pour rejoindre Xi shan 西山 depuis le centre de Kunming.

Un bâtiment à l’entrée du parc Xishan, à peine sorti de l’emballage…

Vues sur Kunming, avec une « petite » couche de pollution nettement visible…On peut par ailleurs observer les montagnes qui entourent cette ville située à quelques 1890 mètres d’altitude, et le lac Dian (滇池 Dianchi). Dian (滇), c’est aussi l’autre nom que l’on donne à la province du Yunnan, car chaque province de Chine possède son nom abrégé.

Au sommet de la montagne, des petits pavillons en architecture typiquement chinoise ont été construits. Les montagnes de l’Ouest sont aussi peuplées de multiples temples.

De tous temps les chinois ont considéré que les montagnes étaient les domaines où résidaient les immortels et les créatures les plus fantastiques. C’est aussi dans les montagnes que la civilisation chinoise a bâti ses complexes religieux les plus remarquables.

Ainsi les habitants des villes chinoises modernes ont gardé ce besoin de se rendre souvent dans les montagnes, si ce n’est pour rendre visite aux immortels ou pour prier les dieux, c’est au moins pour échapper aux créatures monstrueuses que sont les pollutions atmosphériques ou sonores qui elles ont résolument élu domicile dans les villes.

Les graines de tournesol (葵花子 kuihuazi) ou de courges (瓜子 guazi) sont très prisées des chinois, ils en mangent à peu près partout (dans la rue, dans le train, dans le magasin en attendant le client…) et laissent derrière eux les vestiges éparpillés des graines brisées…Mais ce petit vendeur perché en haut de la montagne propose également du maïs, des chips, de la viande séchée sous cellophane agrémentée d’une sauce extra-pimentée, des sucettes et des sodas en tous genres. Ces vendeurs se retrouvent à chaque tournant du chemin menant au sommet de la montagne, et les chinois font l’ascension avec leur lourd sac de provisions sous le bras (les chinois aiment manger, c’est un fait plus qu’avéré). On retrouve la trace de ces petits encas : les buissons se couvrent de guirlandes d’emballages plastiques qui nous rappellent que le respect de l’environnement ne fait pas encore tout à fait partie de l’éducation chinoise…

Le Dianchi, maculé de quelques zones d’aquaculture et d’ombres de nuages…La couleur verte de l’eau est due au algues mais également à la pollution, puisque le lac reçoit une bonne partie des eaux usées de la ville. Meng Yan, habitante de Kunming, me racontait qu’étant petite elle se baignait dans le lac. Aujourd’hui elle a 24 ans et elle ne s’y baignerait pour rien au monde…

Une chinoise sur son roc

Après cette virée en pleine nature, nous nous retrouvons pris dans les embouteillages sur une 4 voies au milieu de nulle part. Nous optons pour une sortie de bus prématurée, ce qui nous oblige à marcher plusieurs centaines de mètres sur cette longue route comme on en trouve beaucoup dans les périphéries des villes chinoises. Nous traversons ainsi des paysages entre industries désaffectées et champs d’herbes folles…

Très probablement un chemin de fer construit par les français au début du XXe siècle.

Enfin, après avoir croisé quelques piments séchant au soleil, nous sommes parvenus à rejoindre la civilisation…

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La magie du Cuihu gongyuan 淬湖 公园

Le Cuihu gongyuan 淬湖 公园 (parc du lac vert) est un des parcs les plus connus de Kunming. Il se compose de plusieurs îlots reliés par de petits ponts en pierre, les saules pleureurs se jouent du reflet des eaux et les étendues de nénuphars ravissent nos yeux avec leur doux contraste en rose et vert…

Dans cette dernière photo, on peut déjà apercevoir des personnes appartenant à l’ethnie Yi (彝族 Yizu). Ceux-ci se réunissent en effet au parc pour faire vivre leurs traditions…

Les Yi sont répandus principalement dans les provinces du Sichuan, du Guizhou et du Yunnan, ainsi que dans la région autonome zhuang du Guangxi. Leurs vêtements varient donc d’un climat à l’autre. A Kunming, ils arborent des habits noirs vivement rehaussés de broderies fleuries, de rubans et de pompons aux tons bigarrés. Leurs guitares sont octogonales, à 4 cordes et ne semblent pas posséder de caisse de résonance. Elles produisent d’ailleurs un son sec et nasillard et les mélodies sont faites de quelques accords répétés à un rythme soutenu et saccadé. Les danseurs et les musiciens tournent ensemble dans une large ronde, ils sautillent en esquissant des pas (qu’on pourrait rapprocher d’une sorte de french cancan).

On peut retrouver une guitare Yi au musée provincial du Yunnan, à Kunming. Elle n’est plus octogonale mais elle possède toujours deux dragons affrontés face au motif central, et un dragon sculpté terminant le manche, avec deux pompons sortant de ses narines.

Le parc, c’est aussi l’endroit où les amateurs de calligraphie viennent s’adonner à cet art noble respecté de tous. Munis d’un grand pinceau en mousse et d’un seau d’eau, ils dessinent les caractères chinois sur le sol. La beauté n’est pas seulement dans le geste et la grâce des traits, mais aussi dans l’éphémère…Il ne faut en effet que quelques secondes pour que tout cet art s’évapore…

Quelques mètres plus loin, un joueur de er’hu (二胡) et un joueur de suona (唢呐 petit hautbois de forme conique muni d’un pavillon, instrument à anche double, ce qui lui donne un son un peu nasillard. Il est utilisé pour l’accompagnement des opéras locaux mais c’est aussi un instrument très populaire qu’on retrouve fréquemment dans les lieux publics) se sont retrouvés autour d’un ampli. Ils ne sont pas professionnels et jouent visiblement pour s’entraîner. C’est ce qui fait aussi le charme du Cuihu gongyuan: les musiciens et les danseurs ne viennent pas pour l’argent, mais pour se faire plaisir. Ils se nourrissent du regard des autres, mais au fond ils sont là pour eux mêmes.

Une chanteuse, un er’hu 二胡 et un guitariste: 

Un petit orchestre s’est formé ici, où se mêlent instruments traditionnels chinois et instruments plus « exogènes », tel ce saxophone, joué par une chinoise musulmane…

Et la vidéo: 

Tous les dimanches on peut aussi retrouver ce petit cirque improvisé, où l’on chante en riant, où l’on danse en sautant, où l’on s’habille de tenues mi-traditionnelles mi-venues de nulle part…Vous pourrez par exemple distinguer une punk d’environ 80 ans…Et cela attire un public assez fourni de curieux en tous genres…

Et les vidéos:

Cet enfant ne doit pas avoir plus de 8 ans et il joue déjà des sonates en prestissimo…Son grand père l’a amené ici pour se donner en spectacle, mais le petit ne prête pas attention à la foule, il joue sans s’arrêter puis lâche soudainement le piano pour aller manger une glace…

Dans les vidéos ci-dessous : un petit orchestre réunissant des instruments traditionnels de la musique chinoise (dizi 笛子, er’hu 二胡, yangqin 扬琴) et des instruments occidentaux (hautbois, saxophone, piano):    

Enfin, et c’est peut être le clou du spectacle, une armée de djembés se retrouve tous les dimanches sous les bambous, au bord du lac. Notre Fidel reporter s’est bien sûr immiscé parmi ces djembéfola en herbe, afin de partager de plus près cette passion du rythme qui relie de si loin ces chinois à l’Afrique. Lors de ses premiers voyage en Chine, Fidel n’avait pas eu l’occasion de croiser des joueurs de djembé, mais il faut croire que des passions sont nées depuis, puisque l’on rencontre des joueurs de djembés de plus en plus fréquemment. L’apprentissage est encore assez empirique et expérimental, mais un chinois ira sans doute bientôt en Afrique chercher l’enseignement à sa source pour ensuite le transmettre en Chine.

Parmi les joueurs, on trouve de tous les âges et de tous les genres: hommes et femmes, jeunes, très jeunes (10 ans), mère de famille, etc. Enfin, on peut observer chez chacun d’eux une même soif d’apprendre, une très nette application. Les chinois peuvent étudier avec acharnement et ils aiment l’excellence : peut-être que, dans une dizaine d’années, certains virtuoses du djembé se nommeront Li ou Wang…?

Et la vidéo:

Pour souligner l’engouement des Chinois pour la percussion africaine et plus spécifiquement pour le tambour mandingue, autrement dit le djembé, il est à signaler qu’un groupe s’est constitué à Dali et que s’ils ajoutent une touche « personnelle » en y intégrant du didjeridoo, ils ont néanmoins opté pour une formation relativement traditionnelle africaine, soit 3 tambours dundun et des djembes accompagnateurs et solistes. Nous les avons vu sur scène à Kunming, au Camel Bar, où ils ont fait notre deuxième partie ^^

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Jishou 吉首

Dans les rues de Jishou…/ In the streets of Jishou…

Répétition du personnel avant le service…Un jeune joue le client, les autres doivent annoncer en choeur les formules d’accueil, de politesse…Une méthode d’entraînement que, personnellement, je n’ai vu qu’en Chine. Rehearsal of a restaurant’s staff…A boy is playing the role of the customer, the others have to announce in unison the welcoming and politeness expressions…A training method which, personally,  I have only seen in China.

Le soir, dans un parc de Jishou, les adultes (et plus âgés) se retrouvent autour d’un petit ampli diffusant de la musique chinoise assez rythmique pour entraîner tout ce monde dans la danse. Les leaders sont au premier rang, tous les autres suivent les mêmes pas. Mais il faut dire que peu sont ceux qui ne connaissent pas la chorégraphie, la plupart vient tous les soirs s’assouplir les articulations…/At night, in a park of Jishou, adults (and elders) gather around a small amp (audio amplifier) broadcasting Chinese music with enough rhythm to lead all those people to dance. Leaders are in first row, all the others follow the same steps. But we have to say that few people don’t know the choreography, most of them come every night so as to make their joint more supple. 

En voici une petite vidéo /And here is a small video :

La nuit, des marchands ambulants surgissent à tous les coins de rues, créant une animation inespérée dans certains quartiers. Il faut dire que les chinois vont faire courses et magasins à partir de 18h environ, et le soleil se couche tôt (vers 19h). C’est donc dans ces eaux-là, et jusque vers 22h, qu’une animation parfois frénétique envahit les rues. /At night, mobile stallholders appear in every street’s corner, bringing unhoped life in some districts. We have to say that Chinese go shopping from 6 a.m., and the sun goes down early (around 7 a.m.). So it is in these “thereabouts”, and until 10 a.m., that vitality and sometimes a bit frenzy, invades the streets. 

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